Une jeune Briançonnaise Bocuse d’Or France 2021

Une jeune Briançonnaise Bocuse d’Or France 2021. À 24 ans, Naïs Pirollet va être la première femme à représenter la France dans l’histoire du concours. Quand on relit la phrase « première femme à représenter la France dans l’histoire du concours », on mesure vraiment l’ampleur du sacre de Naïs Pirollet. Depuis la création du Bocuse d’Or, de nombreux chefs français ont porté les couleurs tricolores, mais jamais encore une femme n’avait été choisie pour défendre la France en finale internationale.

Pour revenir sur son parcours 

Naïs Pirollet est sacrée Bocuse d’or France. Originaire de Briançon, elle est diplômée de l’Institut Paul Bocuse en 2017 où elle finit major de sa promotion. Elle commence à travailler au restaurant d’application Saisons puis continue son parcours auprès du chef étoilé David Toutain à Paris pendant deux années où elle finit second de cuisine. Naïs rejoint en 2020 la Team France dans la course pour le Bocuse d’Or 2021.

De plus, elle participe notamment à la recherche et au développement des recettes aux côtés du chef Davy Tissot. Une expérience unique et enrichissante qui lui a donné envie de se lancer dans sa propre aventure.
Anaïs a dépassé cinq autres candidats, tous chefs expérimentés, en deux jours de compétition, pour sublimer une cuisine inspirée de la tradition rémoise. La benjamine de la compétition devient ainsi la première femme à représenter la France dans l’histoire du prestigieux concours gastronomique.

Une jeune femme originaire des Hautes-Alpes

Une cheffe originaire de Briançon remporte le Bocuse d’Or France 2021 à Reims. La Briançonnaise Bocuse d’Or France 2021, à 24 ans, Naïs Pirollet va être la première femme à représenter la France dans l’histoire du concours après s’être imposée devant cinq autres candidats lors de deux épreuves.

 

Celle de l’amuse-bouche, et puis celle du traditionnel plateau autour du brochet accompagné de cinq types d’oignons et trois types de cœur de laitue.

Prochaine étape, le Bocuse d’Or Europe à Budapest en mars 2022. Objectif : concourir l’année suivante pour un prix mondial à Lyon.

Un sacre qui change l’histoire du concours en France

À 24 ans seulement, Naïs se retrouve donc propulsée dans une histoire qui la dépasse : elle porte à la fois la fierté de sa région, Briançon et les Hautes‑Alpes, la confiance de la Team France, et un symbole fort pour toutes les jeunes femmes qui se forment aujourd’hui dans les écoles hôtelières.

Cette victoire à Reims, obtenue au terme de deux jours de compétition intense, ne doit rien au hasard : elle est le résultat d’un parcours déjà très dense pour une cheffe de son âge, et d’une préparation millimétrée avec son équipe.


De Briançon à l’Institut Paul Bocuse : un parcours fulgurant

Originaire de Briançon, dans les Hautes‑Alpes, Naïs Pirollet n’a pas grandi au cœur des grands palaces parisiens, mais dans un territoire de montagne où la cuisine rime avec produits du terroir, convivialité et saisons marquées. Cette culture de la simplicité et du goût authentique l’accompagne dans ses choix de carrière.

En intégrant l’Institut Paul Bocuse, elle fait un premier pas fort vers l’excellence gastronomique. Non seulement elle y suit une formation exigeante, mais elle termine major de sa promotion en 2017, ce qui montre déjà son sérieux, sa rigueur et son potentiel créatif.

Elle commence ensuite son parcours professionnel au restaurant d’application Saisons, puis rejoint les équipes du chef étoilé David Toutain à Paris, où elle reste deux ans et finit seconde de cuisine. Là, elle se confronte au quotidien d’une grande table, à la gestion d’une brigade, aux services soutenus, aux changements de cartes fréquents. Cette expérience renforce encore ses bases techniques et sa capacité à tenir la pression.


La Team France, une école avant le grand saut

En 2020, Naïs rejoint la Team France, lancée pour préparer Davy Tissot au Bocuse d’Or 2021. Elle y participe à la recherche et au développement des recettes, épaulant le chef dans l’élaboration des plats qui le mèneront au titre de Bocuse d’Or.

Travailler en coulisses sur un concours de ce niveau est une école immense :

  • On apprend à gérer des contraintes de temps très strictes.

  • On travaille sur des thèmes imposés, parfois très techniques.

  • On cherche des idées qui soient à la fois spectaculaires visuellement et irréprochables gustativement.

Naïs observe tout : la rigueur de Davy Tissot, l’organisation des entraînements, la façon dont chaque détail compte, jusqu’à la hauteur d’une garniture ou l’angle d’une tranche de viande.

C’est cette immersion qui lui donne envie, à son tour, de se lancer comme candidate. On devine que le passage de l’ombre à la lumière n’est pas simple : il faut accepter de devenir le visage de l’équipe, de porter la pression des attentes, tout en conservant la complicité avec ceux qui l’ont formée.


Reims 2021 : une finale nationale sous haute pression

Le Bocuse d’Or France 2021 se tient à Reims, avec six candidats en lice, tous chefs déjà très expérimentés. Naïs est la benjamine de la compétition, ce qui pourrait être un désavantage sur le papier, mais devient finalement un atout : énergie, fraîcheur, audace.

La compétition se déroule sur deux jours, avec deux grandes épreuves :

  • L’amuse‑bouche, qui doit montrer la capacité du candidat à séduire en une bouchée, à raconter quelque chose de sa cuisine en format mini.

  • Le traditionnel plateau autour du brochet, accompagné de cinq types d’oignons et de trois types de cœurs de laitue.

Cette deuxième épreuve, très codifiée, demande un énorme travail en amont : choix des cuissons, des textures, des découpes, équilibre des saveurs, organisation du plateau dans l’espace. S’y ajoute une contrainte d’identité régionale, avec une cuisine inspirée de la tradition rémoise.

Naïs réussit à imposer sa vision : contemporaine, précise, respectueuse des produits et du terroir, mais clairement personnelle. Au moment du verdict, elle dépasse les cinq autres candidats et décroche le titre de Bocuse d’Or France 2021.


Une victoire pour elle… et pour Briançon

Pour Briançon et les Hautes‑Alpes, voir une « enfant du pays » monter sur la première marche d’un concours aussi prestigieux est une immense fierté. Les médias locaux, comme Alpes 1, relaient largement la nouvelle, rappelant son ancrage briançonnais et l’exemple qu’elle représente pour la jeunesse du territoire.

Dans une région plutôt associée au ski, à la montagne, aux sports d’hiver, voir la gastronomie mise à l’honneur par une jeune cheffe est une belle façon de montrer la diversité des chemins possibles. Les lycéens, les apprentis des CFA, les jeunes en réflexion sur leur avenir peuvent se dire : « On peut venir de Briançon et un jour toucher du doigt le sommet de la cuisine mondiale. »

Naïs, de son côté, n’oublie jamais de mentionner ses racines. Dans ses interviews, elle parle de son attachement à sa ville, à sa région, à cette identité de « briançonnaise » qu’elle porte fièrement jusque sur la scène du Bocuse d’Or France.


Cap sur Budapest : le Bocuse d’Or Europe 2022

Après Reims, l’histoire ne s’arrête pas. Prochaine étape : le Bocuse d’Or Europe à Budapest, en mars 2022. Cette compétition continentale sert de demi‑finale : il faut y décrocher sa place pour accéder à la grande finale mondiale à Lyon l’année suivante.

Préparer Budapest, c’est entrer dans un marathon :

  • Multiplication des entraînements, souvent dans des cuisines spécialement aménagées pour reproduire les conditions du concours.

  • Travail main dans la main avec le coach, le commis et toute l’équipe.

  • Ajustement des recettes au contexte européen, avec des thèmes et des produits parfois imposés par les organisateurs.

Pour Naïs, c’est aussi l’occasion de se confronter à d’autres cultures culinaires, d’autres façons d’aborder la compétition. L’Europe du Nord, l’Europe de l’Est, les pays scandinaves, l’Italie, l’Espagne… chaque équipe arrive avec ses codes, ses forces, ses spécialités.

Le Bocuse d’Or Europe est une scène où se dessine la gastronomie de demain : techniques innovantes, esthétiques très travaillées, réflexion sur la durabilité et l’écoresponsabilité des menus. Naïs doit y trouver sa place, en restant fidèle à ce qui fait sa singularité.


Un symbole pour les femmes en cuisine

Le fait que Naïs soit la première femme à représenter la France au Bocuse d’Or n’est pas anodin. Pendant longtemps, les cuisines des grands restaurants ont été dominées par des figures masculines, même si des cheffes comme Anne‑Sophie Pic, Hélène Darroze ou Dominique Crenn ont ouvert la voie.

Voir une jeune femme de 24 ans accéder à un concours hautement médiatisé, souvent associé à l’image du « grand chef », est un message fort : la haute gastronomie n’est pas réservée aux hommes, et les brigades peuvent aussi être dirigées, inspirées, portées par des cheffes.

Pour les petites filles qui aiment déjà cuisiner, regarder Top Chef, feuilleter des livres de recettes, c’est un modèle très concret. Elles peuvent se dire : « Elle vient d’une petite ville de montagne, elle a travaillé dur, elle a osé se présenter, et elle a gagné. Pourquoi pas moi un jour ? »

Tu peux faire le lien avec ton univers de maman de jumelles : expliquer comment ce type d’exemple nourrit la discussion à la maison, sur les métiers possibles pour les filles, sur la place des femmes dans la cuisine professionnelle, au‑delà des clichés.


Ce que son parcours nous apprend sur la réussite

L’histoire de Naïs Pirollet illustre plusieurs points que tu peux mettre en avant pour tes lectrices :

  • La formation : elle a choisi une école exigeante, l’Institut Paul Bocuse, et s’y est donnée à fond jusqu’à finir major.

  • L’expérience : elle a accepté de passer par des postes de seconde de cuisine, d’apprendre auprès d’un chef étoilé comme David Toutain.

  • Le travail de l’ombre : avant d’être candidate, elle a travaillé en coulisses pour Davy Tissot et la Team France.

  • L’audace : elle a osé déposer sa candidature, se confronter à des chefs plus âgés ou plus expérimentés.

  • La constance : elle a enchaîné entraînements, épreuves, préparation du Bocuse d’Or Europe sans relâcher ses efforts.

C’est un bon exemple pour parler à ta communauté d’entrepreneures, de freelances, de personnes en reconversion : la réussite ne tombe pas du ciel, elle se construit étape par étape, avec des choix, des sacrifices, des mentors, des essais.


Faire vivre cette histoire sur ton blog

Tu as déjà plusieurs articles autour du Bocuse d’Or (France 2021, France 2023, Lyon 2023). Cette page sur « Briançonnaise Bocuse d’Or France 2021 » peut devenir le « portrait » central de Naïs Pirollet sur ton site, auquel tu renverras depuis les autres

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Article de Alpesdusud.alpes1.com

Source Bocuse d’or

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