Retour sur Terre de Thomas Pesquet : une mission Alpha réussie

Retour réussi de Thomas Pesquet. L’astronaute français a terminé sa deuxième mission à bord de l’ISS. La capsule Dragon, à bord de laquelle il a voyagé, a amerri dans la nuit de lundi à mardi au large de la Floride.

Nous avons voulu partager ce bel article « lemonde » sur le retour de Thomas Pesquet.

 

La deuxième tentative aura été la bonne. Après un premier report du voyage de retour vers la Terre à cause de mauvaises conditions météorologiques, l’astronaute français Thomas Pesquet et trois de ses coéquipiers ont quitté, lundi, la Station spatiale internationale (ISS) à bord d’un vaisseau qui a, comme prévu, amerri au large de la Floride dans la nuit, mardi 9 novembre à 4 h 33, heure de Paris.

La capsule

La capsule Dragon de la firme spatiale SpaceX a été freinée dans sa vertigineuse descente par l’atmosphère terrestre puis par d’immenses parachutes. Elle a amerri dans le Golfe du Mexique. Roussie par les températures extrêmes expérimentées durant sa chute, elle a été hissée à l’aide d’une grue sur un navire qui avait été posté en mer à proximité.

L’écoutille de Dragon a été ouverte, et les premières images de Thomas Pesquet l’ont montré, encore assis à bord dans sa combinaison spatiale, brandir un pouce en l’air. Les astronautes en ont ensuite été extraits un par un, Thomas Pesquet en dernier. Comme les autres, il a d’abord été placé sur un brancard par mesure de précaution.

Deux cent jours en orbite

« Une fierté d’avoir représenté la France une nouvelle fois dans l’espace ! », a tweeté quelques heures avant le départ celui qui, par ses abondantes publications sur les réseaux sociaux, a offert à des millions de personnes un goût de la vie en orbite. « La prochaine fois, la Lune ? », avait-il lancé.

L’astronaute de 43 ans, arrivé à la fin d’avril à bord de l’ISS, a passé quelque deux cents jours – soit plus de six mois – en orbite pour sa deuxième mission dans l’espace.

« Sentiment doux-amer à l’idée de quitter l’ISS. Quand on y pense, c’est vraiment un lieu magique, presque impossible à atteindre et qui vous donne des superpouvoirs comme voler, ou faire le tour du monde en 1 h 30… Ça ressemble quand même un peu à un rêve éveillé… ».

Trois semaines de tests médicaux

Le Français et les autres membres de la mission Crew-2, – le Japonais Akihiko Hoshide et les Américains Shane Kimbrough et Megan McArthur –, rapportent avec eux 240 kg de matériel et d’expériences scientifiques.

Leur voyage de retour vers la Terre s’est fait en plusieurs étapes. Le désamarrage de la capsule a d’abord eu lieu à 20 h 05. Puis Dragon a fait le tour de la Station spatiale durant environ une heure et demie afin d’en photographier l’extérieur. Sur la retransmission vidéo en direct de la NASA, on pouvait alors apercevoir Thomas Pesquet ayant retiré sa combinaison, en train de prendre ces photos à travers un hublot.

La descente vers la Terre à proprement parler a ensuite commencé, le voyage ayant duré environ huit heures et demie au total. L’amerrissage est une première pour l’astronaute français. Lors de sa précédente mission, en 2016-2017, il avait atterri dans les steppes kazakhes à bord d’un Soyouz russe.

Une fois la capsule récupérée et les astronautes sortis, un hélicoptère les a ramenés sur la terre ferme d’où ils ont pris un avion pour le centre spatial de la NASA situé à Houston, au Texas. Après de rapides tests médicaux, Thomas Pesquet s’est envolé pour Cologne, en Allemagne, où se trouve le Centre européen des astronautes.

Durant trois semaines, il y suivra « un programme intense de remise en forme », et sera soumis aux mêmes tests qu’avant et durant son séjour en apesanteur, afin de contribuer à la collecte de données scientifiques sur les effets sur le corps humain d’un séjour prolongé en orbite. Ses proches pourront cependant le voir. « Et ensuite j’espère, première semaine de vacances depuis de nombreux mois », a-t-il dit vendredi. « J’ai même l’impression que ça fait des années. » Retraçant les six derniers mois, il a qualifié la mission de « très, très intense ».

SpaceX choisie par la NASA

Crew-2 est la deuxième mission régulière assurée par SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk, pour le compte de la NASA – un partenariat récurrent, puisque l’agence spatiale américaine a également choisi SpaceX pour le prochain voyage sur la Lune. L’entreprise a permis à la NASA de reprendre les vols depuis le sol américain, après l’arrêt des navettes spatiales en 2011.

Les remplaçants de Thomas Pesquet et de ses collègues – les Américains Raja Chari, Kayla Barron et Tom Marshburn, ainsi que l’Allemand Matthias Maurer, appelés Crew-3 – devraient partir de la Terre mercredi, à 21 h 03 heure de Floride (03 h 03 heure de Paris, jeudi) depuis le centre spatial Kennedy. Leur départ a déjà été plusieurs fois retardé, notamment à cause de la météo.

Dans l’intervalle, la Station spatiale ne sera pas inhabitée : deux Russes et un Américain restent en effet à bord.

Une deuxième mission intense à bord de l’ISS

Dans ton article, tu rappelles que Thomas Pesquet a passé près de deux cents jours, soit un peu plus de six mois, en orbite pour cette deuxième mission dans l’espace. Arrivé fin avril 2021 à bord de l’ISS dans le cadre de la mission Alpha, il a enchaîné expériences scientifiques, sorties extravéhiculaires, tâches de maintenance et prises de vues spectaculaires de la Terre.

Avant son départ, il confie sur les réseaux : « Une fierté d’avoir représenté la France une nouvelle fois dans l’espace ! La prochaine fois, la Lune ? » Cette phrase résume bien l’état d’esprit de l’astronaute : reconnaissance d’avoir pu vivre une deuxième mission, et déjà un œil tourné vers les futures étapes de l’exploration spatiale.

Tu peux enrichir ton texte en rappelant que cette mission Alpha l’a aussi vu devenir, pour quelques mois, commandant de l’ISS, une première pour un Français. Ce rôle symbolique montre la place grandissante de l’Europe – et de la France – dans les équipages internationaux.


Un retour retardé par la météo, puis parfaitement maîtrisé

Le départ de Thomas Pesquet et de ses coéquipiers de Crew‑2 a d’abord été retardé une première fois à cause des conditions météorologiques défavorables au large de la Floride. L’amerrissage nécessitant une zone de mer relativement calme, la NASA et SpaceX ont préféré jouer la prudence, repoussant de quelques heures le désamarrage.

La « deuxième tentative » a été la bonne : le désamarrage de la capsule Dragon a lieu à 20 h 05 (heure de Paris) le lundi, puis le vaisseau effectue un tour complet de la Station spatiale pendant environ 90 minutes pour photographier l’extérieur de l’ISS. Sur les images en direct, on aperçoit Thomas Pesquet, combinaison retirée, prendre des clichés à travers un hublot, comme un dernier adieu à ce « lieu magique » qu’il décrit lui-même comme « un rêve éveillé » où l’on a « des superpouvoirs comme voler, ou faire le tour du monde en 1 h 30 ».

La descente vers la Terre démarre ensuite, pour un voyage total d’environ huit heures et demie jusqu’à l’amerrissage. La capsule est d’abord freinée par l’atmosphère, puis par l’ouverture de grands parachutes qui ralentissent sa chute avant le contact avec l’eau dans le golfe du Mexique.


Un amerrissage spectaculaire dans le golfe du Mexique

L’amerrissage de Dragon, à 4 h 33 heure de Paris le mardi 9 novembre 2021, est un moment très suivi. Roussie par les températures extrêmes rencontrées lors de la traversée de l’atmosphère, la capsule est repérée par les équipes au sol puis hissée à l’aide d’une grue sur le navire de récupération posté à proximité.

Lorsque l’écoutille s’ouvre, les caméras captent un Thomas Pesquet encore assis dans son siège, combinaison spatiale sur le dos, qui lève le pouce en l’air pour rassurer et saluer tous ceux qui le regardent. Les astronautes sont ensuite extraits un par un, avec Thomas en dernier. Par mesure de précaution, chacun est d’abord placé sur un brancard, le temps de vérifier ses constantes et de laisser le corps se réhabituer doucement à la gravité terrestre.

Pour Thomas, c’est une première expérience d’amerrissage : lors de sa mission précédente, Proxima, en 2016‑2017, il avait atterri dans les steppes du Kazakhstan à bord d’un Soyouz russe. C’est l’un des grands changements de cette mission Alpha : passer d’un retour sur la terre ferme à une récupération en mer, façon Apollo revisité à la sauce SpaceX.


De la mer à Houston, puis Cologne : un retour en plusieurs étapes

Une fois la capsule sécurisée et les astronautes sortis, un hélicoptère vient les chercher pour les ramener rapidement sur la terre ferme. De là, ils embarquent dans un avion en direction du centre spatial de la NASA à Houston, au Texas.

Après quelques premiers tests médicaux de contrôle, Thomas Pesquet prend ensuite la direction de Cologne, en Allemagne, où se trouve le Centre européen des astronautes. C’est là qu’il suit, pendant trois semaines, un programme intensif de remise en forme et de réadaptation à la gravité. Les mêmes tests que ceux réalisés avant et pendant le séjour en orbite sont répétés, afin de collecter des données scientifiques précises sur les effets d’un séjour de longue durée dans l’espace sur le corps humain.

Cette phase est essentielle : muscles, os, système cardiovasculaire, équilibre, vue, sommeil, tout est impacté par six mois en apesanteur. Les médecins et chercheurs profitent de ces périodes de retour pour affiner leurs connaissances, en vue de missions encore plus longues à l’avenir, vers la Lune ou Mars.


Une mission « très, très intense » vue de l’intérieur

En revenant sur ces six mois, Thomas Pesquet parle d’une mission « très, très intense ». L’emploi du temps à bord de l’ISS est millimétré : expériences, maintenance, activités de communication, sports, repas, rendez‑vous avec les centres de contrôle…

Cette deuxième mission a été marquée par plusieurs temps forts :

  • De nombreuses expériences scientifiques dans des domaines variés (physique des fluides, biologie, sciences des matériaux, observation de la Terre).

  • Des sorties extravéhiculaires (EVA) pour installer de nouveaux panneaux solaires.

  • Un volume de communication très important, avec des lives, des photos quasi quotidiennes, des interventions pour les écoles, les médias, les réseaux sociaux.

Pour le public, ces contenus ont permis de se sentir « embarqué » avec lui, de voir la Terre sous un autre angle, de réfléchir à des sujets comme le climat ou la pollution lumineuse (comme le note un de tes commentateurs en parlant des photos nocturnes de la Belgique « éclairée comme un sapin de Noël »).

Tu peux ajouter dans ton texte comment toi et tes lectrices avez vécu cette mission : quels posts vous ont le plus marquées, quelles photos vous ont bluffées, quel rôle éducatif cela a eu auprès de tes jumelles ou des enfants en général.


SpaceX, un partenaire désormais incontournable de la NASA

Crew‑2 est la deuxième mission régulière assurée par SpaceX pour la NASA. L’entreprise d’Elon Musk a permis à l’agence spatiale américaine de reprendre les vols habités depuis le sol des États‑Unis, après l’arrêt des navettes en 2011, qui avait obligé les Américains à utiliser les vaisseaux russes Soyouz pendant près d’une décennie.

SpaceX fournit le lanceur (Falcon 9) et la capsule Dragon, capables de transporter quatre astronautes vers l’ISS. Le partenariat ne s’arrête pas là : la NASA a également choisi SpaceX pour sa prochaine mission vers la Lune, dans le cadre du programme Artemis, en sélectionnant le Starship comme alunisseur.

 

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Article lemonde

Retour sur Terre de Thomas Pesquet : une mission

Cet article a 3 commentaires

  1. Quand on voit les photos ramenées. Et surtout celle de la Belgique, presque autant éclairée qu’un sapin de Noël, c’est un peu la honte. Bravo à lui de mettre l’environnement dans ses priorités. On parle de lui, pas des touristes de l’espace …. off course. 😉

  2. Matatoune

    Encore une mission réussie pour notre décidément très talentueux scientifique, Thomas Pesquet. Un homme tellement agréable et pédagogique !

    1. lesjumelles13

      Oui tout à fait, complétement d’accord ! C’est top ! Nous aimons beaucoup le suivre 🙂
      Merci pour ton message !

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