Eviter de détruire ce qui peut encore servir !
Une soirée a été organisée par Rossignol au boulevard des capucines à Paris le 03 octobre pour le lancement de leur nouvelle collection automne-hiver 2019-2020. Pour cette occasion, les deux ambassadeurs de la marque étaient présents : Laury Thilleman et Martin Fourcade.


Cette nouvelle collection signée #covershield est sublime et très stylée, y en a pour tous les goûts et c’est destiné aux femmes et aux hommes. (Voir vidéo ici)





Lors de cette soirée, Laury Thilleman a fait un petit speech concernant une association Riders for Refugees, cette association qui œuvre pour permettre de passer un meilleur hiver pour les réfugiés qui sont sur notre sol français.
Riders for refugees (vidéo ici) a aujourd’hui cinq ans née d’un constat que les réfugiés sont de plus en plus nombreux en Europe et qui ne sont pas équipés pour le froid et de l’autre des magasins, marques qui ont souvent des produits invendus et des particuliers qui ont souvent des vêtements chaud au fond de leur placard qui ne sont pas forcément utilisés.

Objectif de cette association est de collecter ces vêtements chauds pour ensuite les redistribuer au plus démunis. Cette campagne a lieu sur tout le mois d’octobre. Y a des centres de collecte un peu partout dans Paris, sinon n’hésitez pas à vous renseigne sur internet.
Y a également une campagne de crawfunding.
Un engagement contre le gaspillage, tous vêtements nos utilisés peut être remis à cette association à voir sur le site pour être donné au plus démunis. Une très belle cause pour ce mois d’octobre en sachant que l’hiver arrive à grand pas.
Le gaspillage alimentaire en France, des chiffres qui interpellent
Ce qui donne tout son sens à un engagement individuel contre le gaspillage, c’est de prendre la mesure de l’ampleur du phénomène à l’échelle nationale. Chaque année en France, ce sont près de 9,7 millions de tonnes de nourriture qui sont gaspillées, soit environ 142 kg par habitant. Un chiffre resté quasiment stable ces dernières années, alors même que le pays s’était engagé, via la loi Garot de 2016, à diviser par deux ce gaspillage avant 2025, un objectif qui n’a malheureusement pas été atteint.
Ce qui est particulièrement frappant, c’est que sur ces 142 kg par habitant, une partie correspond à des déchets non comestibles (épluchures, os, coquilles), mais le volume réellement évitable, c’est-à-dire de la nourriture encore consommable jetée telle quelle, reste estimé à environ 55 kg par personne et par an. Un gaspillage qui représente, selon les estimations, un coût de près de 100€ par habitant chaque année, une somme qui pourrait clairement être évitée avec de meilleures pratiques.
Un impact qui dépasse largement la seule question économique
Ce qui mérite d’être rappelé, c’est que le gaspillage alimentaire n’est pas qu’une question de gaspillage d’argent. Selon l’Ademe, il représente à lui seul 4,2% des émissions de gaz à effet de serre en France, un chiffre comparable à l’empreinte de certains secteurs industriels entiers. Produire, transporter et transformer de la nourriture qui finit par être jetée mobilise en effet des ressources considérables (eau, terres agricoles, énergie) pour un résultat final nul, ce qui rend ce gaspillage d’autant plus absurde d’un point de vue environnemental.
Un arsenal législatif français parmi les plus avancés d’Europe
Ce qui est intéressant à savoir, c’est que la France fait figure de pionnière en matière de législation anti-gaspillage, avec un empilement de lois votées au fil des dix dernières années : la loi relative à la transition énergétique de 2015, la loi Garot en 2016, la loi EGAlim en 2018, puis la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) en 2020. Cette dernière a notamment introduit une hiérarchie claire des actions à mener : priorité à la prévention, puis au don ou à la transformation, ensuite la valorisation en alimentation animale ou énergétique, la destruction n’intervenant qu’en tout dernier recours.
Ces lois ont notamment renforcé l’obligation, pour les grandes surfaces et plus récemment pour les opérateurs de restauration collective et de l’industrie agroalimentaire, de proposer une convention de don à des associations d’aide alimentaire plutôt que de détruire leurs invendus.
Des associations qui ont vu leurs dons progresser
Ce qui témoigne d’un impact concret de ces lois, c’est l’augmentation significative des volumes de dons enregistrée par plusieurs grandes associations françaises, comme les Restos du Cœur, la Banque Alimentaire ou le Secours Populaire, particulièrement entre 2016 et 2019. Un signe encourageant que la contrainte légale, même si les sanctions restent encore peu appliquées selon plusieurs observateurs, produit malgré tout des effets tangibles sur le terrain.
Une prise de conscience individuelle grandissante
Ce qui est également positif à souligner, c’est l’évolution des mentalités du côté des Français eux-mêmes. Selon le dernier baromètre sur la consommation responsable, 77% des Français se disent aujourd’hui mobilisés pour une consommation plus responsable, contre 73% un an plus tôt, une tendance portée notamment par la hausse du prix des produits frais, qui pousse mécaniquement à plus de vigilance sur ce qu’on achète et ce qu’on jette.
Des gestes simples pour agir à son échelle
Ce qui rend cet engagement accessible à chacun, c’est qu’il ne nécessite pas de grands bouleversements : planifier ses repas de la semaine pour éviter les achats superflus, apprendre à différencier une date de péremption stricte d’une simple date indicative de consommation optimale, cuisiner les restes plutôt que de les jeter systématiquement, ou encore utiliser des applications comme Too Good To Go, Optimiam ou Zéro Gâchis pour récupérer les invendus de commerces à prix réduit.
Notre avis sur cet engagement au quotidien
Ce qui nous semble important à retenir, c’est que même si les objectifs nationaux de réduction n’ont pas encore été atteints, chaque geste individuel garde tout son sens et sa valeur. À l’échelle d’un foyer, réduire son propre gaspillage peut représenter plusieurs centaines d’euros économisés chaque année, sans même parler de l’impact environnemental évité.
Et vous, quels gestes anti-gaspi avez-vous déjà adoptés au quotidien ? Dites-nous en commentaire vos astuces pour limiter le gaspillage chez vous !
