Un projet en discussion depuis des années
Cela fait presque huit ans que le sujet est en discussion. Il y a quelques jours, un projet de téléphérique dans les Bouches du Rhône été en discussion à l’occasion du conseil de la Métropole, les élus ont acté le financement et le lancement des études pour la réalisation d’un téléphérique reliant la gare Vitrolles Aéroport Marseille-Provence (VAMP) à l’aéroport Marseille-Provence (AMP).
Une première tranche d’investissement a été votée à l’unanimité par les élus, ce montant est de 3 millions d’euros. C’est une projet qui est dans le collimateur depuis 2008. La première fois qu’a été évoqué ce projet de funitel, c’était lors de l’inauguration de la gare de Vitrolles.
Accueil des voyageurs
Ce nouveau projet qui est un transport par câble, d’une capacité de 1 000 voyageurs par heure, devrait être mis en service fin 2027. « C’est une bonne nouvelle de voir arriver un transport direct, lisible et fiable, pour répondre à la fois à la problématique de l’accès à l’aéroport, du lien entre l’aéroport et les transports en commun, mais aussi pour répondre aux enjeux de mobilité des salariés d’Airbus », estime le maire de Vitrolles, Loïc Gachon.
D’autant qu’à l’horizon 2025, Airbus Helicopters, premier employeur privé des Bouches-du-Rhône, et l’aéroport, tous les deux situés à Marignane, représenteront un potentiel d’environ 3 600 usagers par jour.
Trois stations sur un kilomètre
Au regard des études menées par DCSA, une entreprise spécialiste du transport par câble basée à Grenoble, cette liaison mécanique aérienne s’est imposée comme la connexion la plus directe, efficace et rapide.
« Le diagnostic établi dans le cadre de cette étude d’accessibilité confirme l’urgence de développer une offre alternative au tout voiture pour assurer la desserte de ce secteur, compte tenu notamment de la saturation du trafic en heure de pointe » précise la Métropole.
Le projet prévoit la réalisation d’un téléphérique comprenant 3 stations : une station positionnée à la gare de Vitrolles (VAMP), une deuxième à proximité d’Airbus Hélicopters (au Nord) et la troisième près du futur aérogare de l’aéroport.

Un gain de temps
Concernant le projet, les cabines seront en mesure de transporter jusqu’à 1 200 personnes en heure de pointe, 1 050 personnes avec bagages, et seront accessibles aux personnes à mobilité réduite. Sur un linéaire de 1 kilomètre, le temps de parcours est estimé à 6 minutes, avec un départ toutes les 6 minutes. Le coût du projet est estimé à 30 millions d’euros.
« La réalisation de ce transport public en site propre et à haut niveau de service présente l’avantage de ne pas impacter d’éventuels projets routiers nécessaires à l’aménagement de nouvelles zones économiques », ajoute la Métropole.
Financement de ce gros projet
Pour parler de la partie du financement d’un tel projet, la Métropole prendra en charge 80% du coût du projet. L’aéroport et Airbus financeront de leur côté, une partie des travaux pour financer la création d’une station sur leurs sites. D’autres contributeurs comme la Région ou la SNCF pourraient en principe se joindre à ce projet.

Bientôt le début des travaux du pôle multimodal
Beaucoup de projets voient le jour dans les Bouches du Rhône actuellement. Cette nouvelle infrastructure s’inscrit dans le développement économique de la zone d’activités Cap Horizon et ses 80 hectares. Lancé en 2015, Cap Horizon est un projet global qui conjugue le développement économique, l’aménagement et la mobilité. Cette année 2023, marque le début des travaux du pôle d’échanges multimodal qui permettra de mieux connecter l’aéroport, la gare VAMP et les lieux d’habitations.
Pays d’Aix Territoires, pour le compte de la Métropole, avait lancé l’été dernier un marché de conception réalisation pour le futur parking relais d’une capacité de 450 places sur trois niveaux. Cet ensemble sera constitué d’une gare routière, dont la livraison est prévue en 2023 et d’un ascenseur incliné, dont la livraison est prévue en 2024, assurant la liaison entre la place haute et la gare VAMP en contrebas de la falaise au relief de cuesta.
Le projet de téléphérique fait également écho au développement de l’aéroport. Il ambitionne la neutralité carbone pour la mobilité de ses passagers depuis leurs lieux de résidence.
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Un projet au cœur des enjeux de mobilité
Ce projet de téléphérique dans les Bouches-du-Rhône s’inscrit clairement dans une nouvelle façon de penser les déplacements autour de l’aéroport Marseille-Provence. Longtemps, l’accès à cette zone stratégique a reposé presque exclusivement sur la voiture, avec des bouchons récurrents aux heures de pointe et un manque de solutions vraiment fluides pour les voyageurs comme pour les salariés. En choisissant un transport par câble entre la gare de Vitrolles (VAMP), l’aéroport et le site d’Airbus Helicopters, la Métropole affiche une volonté de casser cette logique du “tout voiture” et de proposer une alternative plus lisible, plus écologique et plus efficace sur un périmètre relativement court.
Ce n’est pas un hasard si le sujet revient depuis plus de quinze ans dans les discussions : entre l’aéroport, Airbus, les parkings, les zones d’activités et le futur pôle multimodal, ce secteur concentre des enjeux économiques, environnementaux et d’image. Pour un territoire qui veut rester attractif et montrer qu’il prend le tournant de la transition écologique, un téléphérique moderne, accessible et bien connecté est aussi un symbole fort.
Un téléphérique pensé comme une vraie liaison du quotidien
On a souvent tendance à associer le téléphérique à la montagne ou au tourisme, mais ici, il s’agit d’un transport du quotidien. Avec trois stations – gare de Vitrolles, site d’Airbus Helicopters et aérogare – et une capacité de 1 000 à 1 200 voyageurs par heure, le projet vise clairement les flux réguliers : salariés, passagers, riverains en correspondance. Le temps de trajet annoncé d’environ 6 minutes sur un kilomètre, avec un départ toutes les 6 minutes, promet une expérience plus rapide et plus prévisible qu’un trajet en voiture ou en navette dans les embouteillages.
Les cabines seront accessibles aux personnes à mobilité réduite et pensées pour accueillir aussi les voyageurs chargés de valises, ce qui est indispensable sur un axe qui relie une gare et un aéroport. L’idée est de créer un réflexe simple : on descend du train à Vitrolles, on monte directement dans le téléphérique, et quelques minutes plus tard on est au terminal ou sur son lieu de travail. C’est ce genre de continuité qui peut réellement changer les habitudes de déplacement sur une zone entière.
Un choix technique et écologique assumé
L’étude confiée à DCSA, spécialiste du transport par câble, a conclu qu’un téléphérique était la meilleure option pour ce secteur, compte tenu du relief, de la saturation routière et du besoin de limiter l’emprise au sol. Contrairement à une nouvelle route ou à un élargissement massif des voies existantes, un transport par câble peut survoler les infrastructures, réduire les conflits d’usage avec le trafic routier et limiter les impacts sur les futurs aménagements. La Métropole souligne d’ailleurs que cette solution n’entrave pas d’éventuels projets routiers complémentaires, tout en apportant dès maintenant une réponse structurante.
Sur le plan environnemental, le téléphérique a aussi de sérieux arguments : consommation énergétique maîtrisée, possibilité d’être alimenté par des sources décarbonées, réduction du nombre de voitures sur le secteur et donc des émissions associées. Pour un aéroport qui vise la neutralité carbone sur la mobilité de ses passagers, ce type de projet s’inscrit pleinement dans la trajectoire affichée.
Un financement partagé et une gouvernance à plusieurs mains
Avec un coût estimé à 30 millions d’euros, ce téléphérique représente un investissement important, mais cohérent avec l’ampleur du projet et le rôle stratégique du secteur Vitrolles–Marignane. La Métropole prend en charge environ 80% du financement, ce qui montre l’importance accordée à ce maillon de mobilité dans la politique globale de transport. L’aéroport Marseille-Provence et Airbus Helicopters participent également au financement, notamment pour la création de stations sur leurs sites respectifs, signe qu’ils considèrent ce téléphérique comme un outil au service de leurs propres usagers et salariés.
D’autres partenaires, comme la Région ou la SNCF, pourraient venir compléter ce tour de table, dans une logique de projet partagé. Cette gouvernance à plusieurs est intéressante : elle oblige à articuler les besoins des acteurs économiques, les exigences de la puissance publique, les contraintes techniques et les attentes des usagers. En filigrane, c’est aussi un test grandeur nature pour d’autres projets de transport par câble qui pourraient voir le jour dans la métropole, si celui-ci fait ses preuves.
Un téléphérique intégré à un pôle multimodal
Ce projet ne sort pas de nulle part : il s’inscrit dans un ensemble d’aménagements plus large, avec notamment le pôle d’échanges multimodal autour de la gare de Vitrolles et le développement de la zone Cap Horizon. Ce pôle comprend un parking relais de 450 places sur plusieurs niveaux, une gare routière, des cheminements piétons et un ascenseur incliné qui reliera la “place haute” à la gare située en contrebas. L’objectif est clairement de faciliter les correspondances entre train, bus, voiture, téléphérique et, à terme, d’autres modes doux.
Cap Horizon, avec ses 80 hectares, est pensé comme un projet global mêlant développement économique, habitat, services et mobilité. Dans ce contexte, le téléphérique n’est pas un gadget isolé, mais une pièce maîtresse d’un puzzle plus ambitieux : celui d’un territoire où l’on peut travailler, voyager et vivre sans être obligé de prendre systématiquement sa voiture seule.
Un symbole pour les Bouches-du-Rhône
Pour un département longtemps associé à la voiture, aux bouchons de l’A7 ou de l’A55 et aux parkings saturés autour des zones d’activités, voir émerger un projet de téléphérique urbain a quelque chose de très symbolique. Cela rejoint d’autres réflexions menées sur les mobilités innovantes (taxis volants pour les JO, transports en site propre, pistes cyclables structurantes) et montre que les Bouches-du-Rhône cherchent à diversifier leur palette de solutions.
Au-delà des chiffres et des plans, ce projet raconte aussi une histoire de transformation : celle d’un territoire qui prend acte des limites du “tout voiture”, qui investit dans des solutions plus durables et qui tente de rendre les transports publics plus attractifs, plus fluides, plus lisibles. Reste maintenant à suivre les prochaines étapes – études détaillées, concertation, travaux – et à voir, d’ici la mise en service visée autour de 2027, si ce téléphérique tiendra toutes ses promesses.
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