Octobre Rose est le mois de sensibilisation dédié au cancer du sein

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Campagne CRCDC

Octobre Rose mobilise et informe sur le cancer du sein, le plus fréquent chez la femme. L’occasion pour l’acteur régional du dépistage du cancer, le Centre Régional de Coordination des Dépistages des Cancers Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur (CRCDC Sud-Paca), de rappeler combien ce dispositif, simple et sans frais, sauve des vies. Une campagne de sensibilisation cancer du sein est effectuée en octobre « Octobre Rose » en France.

5 À 6 % des cancers du sein échappent à la première lecture

Comme chaque année, octobre rose est synonyme de sensibilisation. Journée qui cible essentiellement les femmes mais également pour les hommes. Le CRCDC Sud-Paca a mis en place, dans le cadre du programme national. Un dépistage organisé systématique chez les femmes âgées de 50 à 74 ans et sans antécédent. Tous les deux ans, les femmes éligibles de la région, reçoivent une invitation pour réaliser, sans frais, un dépistage dans le cabinet de radiologie agréé de leur choix. Leurs examens sont ensuite envoyés au CRCDC Sud-Paca qui en fait une deuxième lecture. En 2019-2020, le nombre de cancers du sein détectés en deuxième lecture par le CRCDC Sud-Paca était de 150 cas sur un total de 2250 cancers *.

Témoignage du Docteur Brigitte Seradour

Selon la présidente, le Dr Brigitte Seradour, radiologue : « La spécificité du dépistage organisé du cancer du sein, par rapport à un dépistage individuel, est que les mammographies sont relues par un radiologue différent du premier, apportant plus de sécurité dans le diagnostic. On rattrape ainsi, chaque année en France, environ 5 à 6 % des cancers du sein qui n’ont pas été vus en première lecture ». Alors juste une phrase :

« Faites-vous dépister ! On ne le dira jamais assez »

CRCDC

                                                                                              © DR CRCDC Sud-Paca

Chiffres

En effet, dans la Région Sud, seules 36,1% des femmes invitées ont ré- pondu à l’invitation du dépistage organisé contre 50,6% au niveau national, en 2021*. Le meilleur taux de participation concerne les Hautes-Alpes avec 52,7% et, le plus bas, les Bouches-du-Rhône avec 31,8 %. Les chiffres sont encore plus alarmants dans Marseille intra-muros qui compte à peine 25% de participation. En France, « 40% des femmes, souvent les plus précaires, ne font toujours pas de dépistage alors qu’il est le seul moyen pour faire diminuer la mortalité », insiste le Dr Brigitte Seradour. Aujourd’hui guérie, Marie-Josée réalise une mammographie de contrôle tous les ans et lance un appel à toutes les femmes : « Faites-vous dépister ! On ne le dira jamais assez. Ça prend dix minutes, ça ne fait pas souffrir, c’est pris en charge à 100% par l’assurance maladie et ça peut sauver la vie ! ».

Je me permets de partager l’article sur mon site parce que je travaille à La Provence et avec la CRCDC sur cette campagne. N’hésitez pas à le partager autour de vous.

* Données « Santé publique France » issues du « Rapport d’activité – CRCDC Sud-Paca »

Octobre Rose : de quoi parle-t-on exactement ?

Octobre Rose est une campagne annuelle de sensibilisation au cancer du sein, organisée chaque mois d’octobre depuis les années 1990, en France comme dans de nombreux pays. Elle a pour but d’informer le grand public, d’encourager le dépistage précoce et de mobiliser des fonds pour la recherche et l’accompagnement des patientes. Le symbole d’Octobre Rose est le ruban rose, couleur choisie parce qu’elle évoque la féminité, la douceur et la bonne santé – tout l’inverse de ce que représente le cancer. Pendant ce mois, bâtiments publics, vitrines, événements et communications se parent de rose pour rendre la cause visible partout.

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme : on estime qu’environ une femme sur huit y sera confrontée au cours de sa vie. En France, plus de 60 000 nouveaux cas de cancer du sein ont été diagnostiqués en 2023, ce qui en fait un enjeu majeur de santé publique. Il représente aussi la première cause de décès par cancer chez les femmes, même si, détecté tôt, il se guérit dans plus de 90 % des cas. C’est pour rappeler ces réalités – à la fois inquiétantes et porteuses d’espoir grâce au dépistage – qu’Octobre Rose existe.

L’importance du dépistage précoce

Un des messages centraux d’Octobre Rose est simple : plus un cancer du sein est détecté tôt, plus les chances de guérison sont élevées et les traitements sont légers. En France, il existe un programme de dépistage organisé pour les femmes de 50 à 74 ans sans risque particulier : tous les deux ans, elles reçoivent une invitation pour réaliser une mammographie dans un centre agréé, prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie.

Ce dépistage organisé ne remplace pas le suivi individuel : les femmes ayant des antécédents familiaux, des facteurs de risque spécifiques ou des symptômes inquiétants doivent être suivies plus tôt ou plus régulièrement, en accord avec leur médecin. Octobre Rose est l’occasion pour les autorités de santé de rappeler ces modalités, d’expliquer comment se déroule une mammographie, et de rassurer sur son utilité et sa prise en charge.

La campagne insiste aussi sur la vigilance à tout âge. Même si le dépistage organisé commence à 50 ans, le cancer du sein peut toucher des femmes plus jeunes, souvent avec des formes plus agressives. D’où l’importance de connaître ses seins, de ne pas ignorer une anomalie (boule, écoulement, changement de forme, rétraction du mamelon, rougeur persistante…) et de consulter sans attendre en cas de doute.

Autopalpation : un geste simple à apprendre

En complément des examens médicaux, de nombreux acteurs d’Octobre Rose encouragent l’autopalpation des seins, un geste que chaque femme peut apprendre à réaliser chez elle, une fois par mois. L’autopalpation consiste à observer et palper sa poitrine à la recherche d’éventuelles anomalies : boule dure, zone épaissie, changement d’aspect de la peau, écoulement inhabituel, modification de la forme d’un sein.

Les professionnels rappellent que ce geste ne remplace pas une mammographie ni un avis médical, mais qu’il permet de mieux connaître ses seins et de repérer plus rapidement un changement suspect entre deux consultations. L’avantage : il est gratuit, indolore, rapide, et peut être intégré dans une routine mensuelle, par exemple après les règles.

Des centres de lutte contre le cancer, des cliniques et des associations mettent en ligne des fiches et des vidéos pour expliquer étape par étape comment pratiquer l’autopalpation correctement. Pendant Octobre Rose, ces contenus pédagogiques sont largement partagés sur les réseaux sociaux, dans les newsletters et lors d’ateliers organisés dans les hôpitaux ou les maisons de santé.

Un mois de mobilisation partout en France

Octobre Rose, ce n’est pas seulement des messages d’alerte : c’est aussi un gigantesque mouvement de solidarité et de créativité sur le terrain. Partout en France, associations, communes, entreprises et particuliers organisent des actions : marches ou courses solidaires, stands de prévention, façades de bâtiments illuminées en rose, ventes de produits dont une partie des bénéfices est reversée, événements sportifs ou culturels.

Par exemple, une Ligue départementale contre le cancer peut organiser des dizaines d’actions de prévention, des stands dans les centres commerciaux, des interventions en entreprise, et collecter des centaines de milliers d’euros pour financer la recherche et l’accompagnement local. Les chiffres d’une édition récente montrent à quel point la mobilisation est forte : des dizaines d’actions, plus d’un millier de personnes directement sensibilisées et plus de 150 000 € collectés sur un seul département.

Les marques et enseignes se mobilisent également : campagnes de communication spécifiques, collections capsule en rose, dons reversés à des associations, contenus pédagogiques relayés à grande échelle. Certaines opérations digitales touchent plus d’un million de personnes en quelques semaines et font exploser les communautés de comptes dédiés à la santé. Ce volet marketing peut parfois être critiqué, mais il a le mérite de rendre le sujet visible auprès de publics qui ne seraient peut‑être pas touchés par les messages institutionnels.

Sensibiliser, c’est aussi soutenir les femmes touchées

Au‑delà de la prévention, Octobre Rose met également en lumière le vécu des femmes déjà touchées par un cancer du sein. De nombreuses associations profitent de ce mois pour parler de l’après diagnostic : annonce, traitements, chirurgie, reconstruction, fatigue, retour au travail, vie familiale, impact psychologique.

Les collectes de fonds servent à financer la recherche, mais aussi des actions très concrètes : ateliers de socio‑esthétique, soutien psychologique, activités physiques adaptées, aides sociales, programmes de retour à l’emploi. La campagne rappelle que derrière les chiffres et les rubans roses, il y a des histoires individuelles, des familles, des couples, des enfants qui traversent une épreuve parfois longue.

Pour les patientes, voir cette vague rose chaque année peut être à la fois difficile et réconfortant. Difficile, parce que cela rappelle la maladie ; réconfortant, parce que cela montre qu’elles ne sont pas seules, que la société se mobilise, que des progrès sont possibles. Les témoignages partagés en octobre – dans les médias, sur les blogs, sur Instagram ou dans des podcasts – participent à briser les tabous et à normaliser le fait de parler de cancer du sein, de cicatrices, de peur et d’espoir.

Comment, concrètement, participer à Octobre Rose ?

Tout le monde peut participer à Octobre Rose, même sans être une grande association ou une marque. Quelques pistes souvent mises en avant :

  • se renseigner sur les actions locales via les sites des ligues contre le cancer, des ARS ou des associations spécialisées,

  • prendre un rendez‑vous de dépistage si l’on est concernée, ou en parler à une proche qui reporte toujours,

  • partager des informations fiables sur les réseaux sociaux (sites de fondations, centres de lutte contre le cancer, ARS…),

  • participer à une marche, une course, un atelier ou un événement,

  • porter le ruban rose, un vêtement rose ou relayer la couleur dans ses contenus pour soutenir symboliquement la cause.

Les institutions rappellent que l’essentiel est de s’appuyer sur des sources fiables pour éviter les idées reçues et les fausses informations. Les sites de la Fondation ARC, de la Ligue contre le cancer, des centres de lutte ou des agences régionales de santé proposent des fiches claires et actualisées sur le dépistage, les symptômes, les traitements.

 

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