L’élection de Miss France 2023 a eu lieu le samedi 17 décembre près de Châteauroux à Déols. Ce concours de beauté à ouvert la porte d’un avenir prometteur à la 93° Miss France. C’est en effet, Miss Guadeloupe, Indira Ampiot, qui a succédé à Diane Leyre, lauréate de l’édition 2022.
Indira Ampiot, Miss Guadeloupe 2022, a marqué l’histoire du concours en devenant Miss France 2023 lors d’une soirée placée sous le signe du cinéma à Déols, près de Châteauroux. À 18 ans seulement, cette étudiante en communication s’est imposée face aux 29 autres candidates grâce à un mélange de fraîcheur, d’aisance à l’oral et d’émotion très assumée, notamment lorsqu’elle a évoqué sa maman, disparue quelques mois avant l’élection. Elle succède ainsi à Diane Leyre et devient la 93e Miss France, mais aussi la troisième Miss Guadeloupe sacrée, après Véronique de la Cruz (1993) et Clémence Botino (2020), confirmant la place majeure des Outre-mer dans l’histoire du concours.
Le thème de Miss France
Cette soirée qui a été diffusé en direct sur TF1, était placée sous le signe du cinéma, avec des tableaux inspirés des grands succès, dont Titanic et Harry Potter. Les quinze finalistes ont été annoncées lors d’une séquence à la façon des Oscars. C’est par un show magnifique que le jury et les téléspectacteurs ont élu cette nouvelle ambassadrice de la France suivi chaque année par des millions de téléspectateurs bien après minuit. Ses dauphines sont Miss Nord Pas de Calais et Miss Franche Comté. Lors de cette élection, nous avons pu voir l’émouvante élocution de Sylvie Tellier et sa passation de poste à Cindy Fabre pour l’occasion de nombreuses Miss France avaient fait le déplacement.

La composition du jury
Le jury, présidé par Francis Huster, réunissait notamment la championne de judo Clarisse Agbegnenou, le producteur Dominique Besnehard ou le chanteur Kendji Girac. Marine Lorphelin, Miss France 2013, avait fait le déplacement de Nouvelle Calédonie. Camille Lellouche, chanteuse et humoriste n’a pas pu être présente et a été remplacée par la comédienne Bérengère Krief. Les finalistes étaient départagées à 50/50 par les téléspectateurs et le jury.
Changement de règle du concours
Le concours de Miss France jusqu’à présent avait des critères très sélectifs pour l’intégrer dont la limite de l’âge 18 et 24 ans, ne pas avoir d’enfant et mesurant au minimum 1,70 m pouvaient prétendre au titre envié de Miss France. Mais cette année, depuis que Cindy Fabre est maintenant à la tête du Comité Miss France, a souhaité changé certaines règles dont l’âge des candidates. Les trente miss régionales, âgées de 18 à 26 ans, étudiantes en médecine, en tourisme ou en commerce, kinésithérapeute, maquilleuse, infirmière ont concouru.
Changement de règle sous les conditions de Cindy Fabre et Alexia Laroche-Joubert :
Elles ont souhaité élargir quelques critères de sélection du concours : il est désormais ouvert à toutes les femmes de plus de 18 ans, sans limite d’âge, y compris mariées, avec ou sans enfants. Une règle qui s’applique même pour les femmes transgenres, « à partir du moment où la candidate a un état civil féminin », précise Alexia Laroche-Joubert, nouvelle présidente de la société Miss France.
En effet, Indira Impiot, Miss France 2023 est Miss Guadeloupe, va pouvoir admirer ces changements.
Un changement qui a failli déjà être présent cette année
Lors des présélections en régions nous avons pu déjà voir certains évolutions du concours :
En juin dernier, une candidate transgenre, la comédienne Andréa Furet (20 ans), s’était présentée à l’élection de Miss Paris, où elle est arrivée deuxième dauphine. Autre innovation : les tatouages visibles sont désormais autorisés. « Les modalités du concours, qui ont changé, ne sont que le reflet de la société actuelle, explique à l’Agence France-Presse (AFP) Cindy Fabre, Miss France 2005 et nouvelle directrice du concours. Rares sont les filles qui ne sont pas tatouées. Il fallait qu’on s’adapte à cela. » De plus, « on peut aussi être maman et concourir. Tout est une question d’organisation, estime Cindy Fabre. Les papas ont aussi un rôle plus investi qu’auparavant. Nous tenons compte de tout cela. »
Ancienne emblème du comité Miss France
Geneviève de Fontenay, 90 ans, l’emblématique « dame au chapeau » du concours, s’oppose à l’idée d’une Miss France mère de famille, estimant la maternité incompatible avec le planning d’une reine de beauté, tout comme Sylvie Tellier, qui, après dix-sept ans à la direction générale du concours, a décidé de quitter ce poste pour se lancer dans l’entrepreneuriat.
Une soirée sous le signe du cinéma
Diffusée en direct sur TF1, l’élection 2023 avait choisi le thème du cinéma, avec une succession de tableaux inspirés de grands classiques comme Titanic ou Harry Potter. La mise en scène reprenait les codes des Oscars pour l’annonce des 15 finalistes, renforçant le côté “show” d’une soirée suivie chaque année par des millions de téléspectateurs. C’est au terme de plusieurs passages – robes régionales, maillots de bain, robes de soirée, prises de parole – qu’Indira s’est distinguée, portée par le public et par le jury. Elle devance finalement Miss Nord Pas de Calais et Miss Franche Comté, respectivement 1re et 2e dauphines.
Cette élection a aussi été marquée par un moment symbolique : le passage de relais entre Sylvie Tellier et Cindy Fabre. Après 17 ans à la direction générale du concours, Sylvie Tellier a livré une allocution émouvante avant de céder officiellement la place à Cindy Fabre, Miss France 2005, désormais directrice du comité. De nombreuses anciennes Miss avaient fait le déplacement pour assister à cette transition, signe qu’une page se tournait dans l’histoire de Miss France.
Un jury éclectique et 50% de vote du public
Le jury 2023, présidé par l’acteur Francis Huster, réunissait des personnalités aux univers variés : la championne olympique de judo Clarisse Agbegnenou, le producteur Dominique Besnehard, le chanteur Kendji Girac, ainsi que Marine Lorphelin, Miss France 2013, présente malgré son installation en Nouvelle-Calédonie. Camille Lellouche, initialement annoncée, n’ayant pas pu se déplacer, c’est la comédienne Bérengère Krief qui a pris sa place.
Comme depuis plusieurs années, le résultat final repose à 50% sur le vote du public et à 50% sur celui du jury. Ce système permet de combiner popularité auprès des téléspectateurs et appréciation plus “professionnelle” des prestations sur scène. Dans ce cadre, Indira a su convaincre sur tous les tableaux : présence scénique, aisance à l’oral, culture générale, engagement, tout en gardant une spontanéité qui a séduit le public.
Un concours en pleine évolution
L’élection 2023 intervient dans un contexte de changement profond pour Miss France. Sous l’impulsion de Cindy Fabre et d’Alexia Laroche-Joubert, nouvelle présidente de la société Miss France, plusieurs règles ont été assouplies. Le concours est désormais ouvert à toutes les femmes majeures, sans limite d’âge, qu’elles soient mariées, mères de famille ou non, et inclut les femmes transgenres dès lors que leur état civil est féminin. Les tatouages visibles sont également acceptés, là où ils étaient longtemps considérés comme incompatibles avec l’image du concours.
Ces évolutions se veulent le reflet de la société actuelle : la direction rappelle que beaucoup de jeunes femmes sont tatouées, que la maternité et la vie professionnelle peuvent coexister avec les obligations d’une Miss France, et que les pères sont aujourd’hui davantage impliqués. L’idée est de faire de Miss France un concours plus inclusif, plus ancré dans la réalité des parcours féminins. Indira, qui démarre son règne au moment de ces changements, devient donc aussi le visage de cette nouvelle ère.
Des signaux déjà visibles aux régionales
Certaines évolutions étaient déjà perceptibles dès les élections régionales. En juin 2022, une candidate transgenre, la comédienne Andréa Furet, s’est présentée à Miss Paris et a terminé 2e dauphine. Cette candidature a symbolisé l’ouverture du concours à des profils jusqu’ici exclus, même si aucune candidate trans n’a encore concouru à l’échelle nationale en 2023.
L’acceptation des tatouages a également marqué une rupture avec l’ancienne doctrine. Cindy Fabre l’a expliqué en interview : “Les modalités du concours, qui ont changé, ne sont que le reflet de la société actuelle. Rares sont les filles qui ne sont pas tatouées. Il fallait qu’on s’adapte à cela.” Côté maternité, la possibilité pour des femmes ayant des enfants de se présenter ouvre la voie à un profil de Miss plus diversifié, même si cela interroge l’organisation pratique d’une année de règne très chargée.
Des changements qui ne font pas l’unanimité
Ces assouplissements ne font cependant pas l’unanimité. Geneviève de Fontenay, emblématique “dame au chapeau” et ancienne figure du comité Miss France, s’est dite opposée à l’idée d’une Miss France mère de famille, considérant que la maternité est difficilement compatible avec le planning d’une reine de beauté. Sylvie Tellier, sans s’opposer frontalement, a elle aussi exprimé ses réserves sur certains aspects avant de quitter ses fonctions.
Ces débats montrent bien que Miss France reste un miroir des tensions et des débats de la société française autour de la place des femmes, de la diversité des parcours, des injonctions à la jeunesse et à la perfection. L’élection d’Indira Ampiot intervient donc dans un moment charnière : elle incarne la nouvelle génération de Miss, mais porte aussi sur ses épaules un concours en pleine reconfiguration.
Indira Ampiot, un symbole pour la Guadeloupe et les Outre-mer
Pour la Guadeloupe, la victoire d’Indira est une immense fierté. L’île confirme sa capacité à faire émerger des ambassadrices fortes, ancrées dans leur territoire mais prêtes à représenter la France entière. Plus largement, c’est l’ensemble des Outre-mer qui se voit à nouveau mis à l’honneur, après plusieurs sacres récents (Tahiti, Réunion, Guadeloupe, Martinique, etc.).
Miss France reste l’une des rares émissions grand public où la diversité des régions et des territoires français est aussi visible : accents, cultures, paysages, histoires personnelles, tout cela se retrouve condensé en une soirée. En tant que Miss France 2023, Indira Ampiot devient le visage de cette France multiple, métissée, qui ne se limite pas à l’Hexagone.
Nous félicitons la nouvelle Miss France 2023 est Miss Guadeloupe !
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