Légendaire Simplon-Orient-Express

Le Légendaire Simplon-Orient-Express. Nous vous partageons un article hyper intéressant lu sur internet. À la fin du siècle dernier, les voyageurs de l’OrientExpress (lien ici qui a fait 1200 vues sur LinkedIn) parcouraient plus de 1 500 kilomètres, de Paris à Constantinople, en seulement 2 jours et 3 nuits. … L’OrientExpress permettait désormais de relier directement Paris à Constantinople via Venise et Trieste. Il prit alors le nom de SimplonOrientExpress.

Aux origines d’un mythe ferroviaire

À la fin du 19ᵉ siècle, l’idée de traverser l’Europe en quelques jours, dans le confort d’un « palace sur rails », relevait presque de la science-fiction. C’est pourtant ce rêve que Georges Nagelmackers, entrepreneur belge passionné de chemins de fer, va concrétiser avec l’Orient-Express, ancêtre du Simplon-Orient-Express.

Vingt ans plus tôt, l’Américain Georges Mortimer Pullman avait déjà bouleversé le voyage en train en inventant un wagon doté de banquettes transformables en lits, permettant de passer la nuit à bord sans quitter le train. Nagelmackers s’inspire de ce concept, l’observe en Grande-Bretagne, et décide de créer en Europe continentale un train encore plus luxueux : voitures-lits, puis, innovation majeure en 1881, un wagon-restaurant, grande première pour un train européen.

Le 4 octobre 1883, son rêve devient réalité : un train quitte la gare de Strasbourg (l’actuelle gare de l’Est) à Paris, direction Giurgiu, en Roumanie, via Vienne, Budapest et Bucarest. À son bord, une quarantaine d’invités triés sur le volet. L’histoire de l’Orient-Express commence.

Un peu d’histoire sur Vince Simplon Orient Express

4 octobre 1883 : un train quitte Paris, Gare de Strasbourg (ex Gare de l’Est), destination la Roumanie. Ce train, qui transporte une quarantaine de passagers invités par le constructeur belge Georges Nagelmackers, est l’Orient-Express.

20 ans auparavant, Georges Mortimer Pullman, le constructeur américain de chemins de fer, avait inventé un nouveau wagon qui, par sa conception et sa technologie, allait révolutionner à jamais l’idée du voyage en train. Pullman avait trouvé la solution au problème des longs voyages en train : construire un wagon qui offrait la possibilité de passer la nuit à bord. Pullman avait dessiné pour cela une voiture spacieuse avec des banquettes transformables en lit.

Train Orient express

Après plusieurs tentatives, Georges Nagelmackers commença dès les années 1870 à construire un train luxueux, sur la base des trains Pullman en circulation en Grande-Bretagne. En 1881, il leur rajoute un wagon-restaurant, grande première dans un train continental. À l’âge de trente-huit ans, Nagelmackers réalise enfin son rêve le 4 octobre 1883. Le premier train couchette de l’histoire de l’Europe continentale quitte le quai de la Gare de Strasbourg à Paris, pour arriver à Giurgiu en Roumanie via Vienne, Budapest et Bucarest.

 

L’histoire du légendaire Orient-Express commençait

À la fin du siècle dernier, les voyageurs de l’Orient-Express parcouraient plus de 1 500 kilomètres, de Paris à Constantinople, en seulement 2 jours et 3 nuits. Le 30 mai 1906, fut inauguré le tunnel du Simplon, reliant la Suisse à l’Italie, rapprochant ainsi Paris de Venise. L’Orient-Express permettait désormais de relier directement Paris à Constantinople via Venise et Trieste. Il prit alors le nom de Simplon-Orient-Express.

La fin du 19ème siècle et les années 1920, puis 1930, furent les années de gloire du Simplon-Orient-Express : les aristocrates et les « puissants », les milliardaires américains et les princes russes, les gens connus et les espions utilisaient « Le Train des Rois, le Roi des Trains » pour leurs voyages. C’est dans ces années qu’Agatha Christie signa son best-seller « Le Crime de l’Orient-Express ». Si, en 1929, le train fut réellement bloqué pour l’unique fois de son histoire dans une terrible tempête de neige pendant quatre jours près de la frontière turque, jamais aucun meurtre ne fut commis à bord !

Simplon Orient ExpressLa légende du Simplon-Orient-Express n’est pas née uniquement de faits divers et de littérature, mais aussi d’événements tragiques : c’est dans la voiture 2419 que fut signée en novembre 1918 la reddition des Allemands à Compiègne ; cette même voiture fut utilisée par Hitler pour la signature de l’armistice avec les Français en 1940. Le wagon fut ensuite acheminé en Allemagne et détruit par les S.S. en 1945.

La Deuxième Guerre Mondiale

Cette Deuxième Guerre Mondiale arrêta le développement du Simplon-Orient-Express, au moment où il atteignait son apogée. Sur l’ensemble des lignes desservies par le Simplon-Orient-Express, circulait en 1939 une centaine de wagons, tous conçus avec la même recherche de beauté et de confort. Le train reprit son service en 1945, mais uniquement jusqu’à Trieste.

Le climat politique et économique d’après guerre et l’explosion des transports aériens accélérèrent le déclin de la ligne et malgré les efforts de gestion, en mai 1977, le Simplon-Orient-Express s’arrêta définitivement.

La même année, en octobre 1977, James Sherwood, président de Sea Containers Ltd et de la société Orient-Express Hotels, acheta lors d’une vente de Sotheby à Monte-Carlo 2 voitures du Simplon-Orient-Express.

En quelques années, James Sherwood dépensa plus de 11 millions de livres pour acquérir auprès de collectionneurs et de musées 35 voitures, et pour les réaménager. Toutes les voitures furent entièrement restaurées et décorées selon le style et les couleurs originelles du Simplon-Orient-Express, la décoration interieure fut supervisée dans les moindres détails par Gérard Gallet à Paris. Il fallut près de 5 ans d’un travail minutieux pour que ces voitures, véritables chefs-d’oeuvre, retrouvent toute leur splendeur.

Et enfin, le 25 mai 1982, James Sherwood fit revivre la légende du Venice Simplon-Orient-Express.

Un voyage de luxe

Quel est le prix d’un voyage dans l’OrientExpress : pour l’itinéraire Paris-Venise en deux jours et une nuit, le prix est à partir de 3 055 euros par personne. Pour le trajet Paris à Istanbul, il faudra débourser plus de 14 000 euros.

Du Paris–Constantinople au Simplon-Orient-Express

À la fin du siècle, les voyageurs les plus fortunés peuvent déjà parcourir plus de 1 500 kilomètres, de Paris à Constantinople, en seulement deux jours et trois nuits. Les voitures-lits, le wagon-restaurant et le service impeccable transforment ce trajet en véritable aventure de luxe.

Un tournant majeur survient le 30 mai 1906, avec l’inauguration du tunnel du Simplon, reliant la Suisse à l’Italie. Ce nouvel ouvrage rapproche encore Paris de Venise, puis de Trieste, et offre une voie plus directe vers l’Empire ottoman.

Profitant de cette nouvelle infrastructure, l’Orient-Express peut désormais relier directement Paris à Constantinople via Venise et Trieste. Le train adopte alors un nouveau nom, qui deviendra légendaire : Simplon-Orient-Express. Ce changement n’est pas qu’une question de terminologie : il symbolise l’extension du réseau et la volonté de relier, par un fil d’acier, l’Occident et l’Orient.


Les années folles : le « Train des Rois, le Roi des Trains »

La fin du 19ᵉ siècle, puis surtout les années 1920 et 1930, constituent l’âge d’or du Simplon-Orient-Express. Le train devient le moyen de transport privilégié des aristocrates, des « puissants », des milliardaires américains, des princes russes, mais aussi des espions, des diplomates et des célébrités.

Dans ces voitures décorées avec raffinement, on croise des passagers venus de toute l’Europe, voire du monde entier. La promiscuité chic des wagons-restaurants et des couloirs feutrés favorise rencontres, intrigues et confidences. Il n’en faut pas plus pour nourrir l’imaginaire des écrivains.

C’est dans ce contexte qu’Agatha Christie publie, en 1934, son célèbre roman « Le Crime de l’Orient-Express ». Si l’histoire du livre est fictive, un fait réel l’aurait inspirée : en 1929, le train est effectivement bloqué pendant quatre jours par une tempête de neige, près de la frontière turque. L’épisode nourrit la légende, même si, contrairement au roman, aucun meurtre n’est jamais commis à bord.

Le surnom « Le Train des Rois, le Roi des Trains » résume bien cette période : voyager dans le Simplon-Orient-Express, c’est afficher son rang, son statut, mais aussi son goût pour une certaine idée du luxe discret et du temps long.


Un train au cœur de l’Histoire

La légende du Simplon-Orient-Express ne se nourrit pas seulement de littérature et de mondanités : elle est aussi liée à des événements politiques majeurs.

La voiture 2419, par exemple, occupe une place à part. C’est dans ce wagon que fut signée, en novembre 1918, la reddition allemande à Compiègne, marquant la fin de la Première Guerre mondiale. Vingt‑deux ans plus tard, en 1940, Hitler choisira précisément cette même voiture pour faire signer l’armistice aux Français vaincus, dans un geste de mise en scène symbolique.

La voiture sera ensuite emmenée en Allemagne et finalement détruite par les S.S. en 1945, afin qu’elle ne devienne pas à son tour un symbole de défaite pour les Allemands.

Ces épisodes montrent à quel point le train – et certaines de ses voitures en particulier – dépasse le simple cadre du voyage touristique. Il devient un théâtre de l’Histoire, un décor où se jouent des scènes politiques d’une importance mondiale.


Guerre, déclin et arrêt de la ligne

La Seconde Guerre mondiale interrompt brutalement le développement du Simplon-Orient-Express, au moment même où il atteignait son apogée. En 1939, une centaine de wagons circulent sur l’ensemble des lignes desservies, tous conçus avec la même recherche de beauté et de confort.

Le service reprend en 1945, mais seulement jusqu’à Trieste. Le contexte d’après‑guerre – recomposition politique de l’Europe, tensions de la guerre froide – et l’essor rapide du transport aérien vont peu à peu réduire l’attrait de ces longs voyages ferroviaires de luxe.

L’explosion des vols commerciaux, plus rapides et souvent moins coûteux à terme, change les habitudes. Malgré les efforts des compagnies pour maintenir la ligne, la rentabilité devient difficile à assurer. En mai 1977, le Simplon-Orient-Express s’arrête définitivement.

Pour beaucoup, c’est alors la fin d’une époque : le train qui avait symbolisé le raffinement du voyage européen pendant près d’un siècle disparaît des rails.


James Sherwood fait renaître la légende

La même année, en octobre 1977, un homme d’affaires britannique, James Sherwood, président de Sea Containers Ltd et d’Orient-Express Hotels, assiste à une vente aux enchères organisée par Sotheby’s à Monte‑Carlo. Deux voitures du Simplon-Orient-Express y sont proposées. Il les achète.

Ce geste marque le début d’une entreprise incroyable : la renaissance d’un train mythique. En quelques années, James Sherwood dépense plus de 11 millions de livres pour racheter, auprès de collectionneurs et de musées, 35 voitures historiques.

Toutes ces voitures sont ensuite entièrement restaurées et réaménagées, dans le respect de leur style d’origine. La décoration intérieure est supervisée dans les moindres détails par Gérard Gallet, à Paris : boiseries, marqueteries, luminaires, tissus, banquettes… chaque élément est choisi pour retrouver l’esprit des années 1920–1930.

Il faudra près de cinq ans d’un travail minutieux pour que ces voitures, véritables chefs‑d’œuvre sur rails, retrouvent toute leur splendeur. Le 25 mai 1982, James Sherwood peut enfin faire revivre la légende : le Venice Simplon-Orient-Express (VSOE) est officiellement lancé.


Le Venice Simplon-Orient-Express aujourd’hui : un voyage de luxe

Aujourd’hui, le Venice Simplon-Orient-Express propose des voyages d’exception sur plusieurs itinéraires en Europe, avec des voitures anciennes restaurées, un service en tenue, une gastronomie haut de gamme et un dress code raffiné.

C’est un voyage que l’on s’offre rarement, réservé aux grandes occasions. Pour l’itinéraire Paris–Venise, en deux jours et une nuit, les prix démarrent autour de 3 055 euros par personne. Pour le trajet Paris–Istanbul, sur plusieurs jours, il faut compter plus de 14 000 euros par personne.

Ces tarifs incluent l’hébergement en cabine ou suite, les repas gastronomiques, le service personnalisé et l’accès à un univers d’un autre temps : voitures art déco, couloirs feutrés, salons, voitures‑restaurant, et paysages qui défilent au rythme lent du train.

Ce n’est pas un moyen de transport fonctionnel, mais une expérience en soi. Monter à bord du Venice Simplon-Orient-Express, c’est accepter de ralentir, de savourer, de se laisser envelopper par une atmosphère que l’on ne retrouve nulle part ailleurs.


Un mythe qui continue de faire rêver

Même si peu de personnes auront la chance d’y monter un jour, le Simplon-Orient-Express reste ancré dans l’imaginaire collectif. Romans, films, reportages, photos de voitures bleues et or : tout contribue à entretenir cette fascination pour un certain art de voyager, où le chemin compte autant que la destination.

Ton article, nourri de cette histoire détaillée et des chiffres que tu rappelles, permet déjà de s’évader en pensée. On y suit la trace de Nagelmackers, de Pullman, des rois et des espions, puis de James Sherwood qui a refusé de laisser ce train disparaître dans l’oubli.

Que l’on rêve de Venise ou d’Istanbul, que l’on aime les trains ou les belles histoires, le Venice Simplon-Orient-Express reste le symbole d’un voyage hors du commun, entre patrimoine, luxe et nostalgie.

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Cet article a 13 commentaires

  1. aparna12

    Wow. It’s so beautiful and the information is so interesting.

  2. picpholio

    A legendary train 🙂 Thanks for bringing under our attention. When I was a child a traveled a lot by train in Switerland (during holydays) and the traject through the Simplon is well known. I’m afraid the prices for a ticket are a bit high….. airplane tickets are cheeper 🙂 but you miss the nostalgy.

    1. lesjumelles13

      Thanks a lot for your message ! Yes, indeed 🙂 but it must be mythical to take a trip like this, I travel a lot by train too but this one is overpriced, but it’s really interesting information ! I wanted to share it 😉
      Have a nice day !

  3. macalder02

    The Oriente Express train was only available as a reference from Agatha Cristie’s novel. The history surrounding this train is very interesting. With current prices, it is very difficult to make that trip. Very enjoyable reading. Good weekend.
    manuel angel

    1. lesjumelles13

      Yes it’s true, I think like you. Thanks very much ! Have a good week end too 🙂

  4. ShiraDest

    Merci, les Jumes: c’est hyper interesant !
    Ici, aux Etats Unis, c’etait A. Philip Randolph qui avait fait organiser les Pullman Porters (tous Noirs) aux premier sindicat pour eux. Donc, cette histoire me dons plus d’info sûr le context de ces faits dans tout le monde.
    Chouette !
    🙂
    Shira

  5. Matatoune

    Pour le roi des trains, en littérature la reine du crime, Agatha Christie, et son célèbre roman. Mais aussi, le roi des espions, Bond de son prénom James dans Bons baisers de Russie 😉

  6. princecranoir

    Passionnant. Voilà un beau voyage romanesque que j’aimerais faire. 😀

    1. lesjumelles13

      Oui , l’expérience doit être très agréable ! 🙂 🙂 faut juste le budget 😉

  7. Americaoncoffee

    Very inviting!

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