Nais Pirollet Bocuse d'Or

Bocuse d’Or 2023 à Lyon : Palmarès, Naïs Pirollet

Une édition 2023 très attendue à Lyon

Le Bocuse d’Or 2023 se déroulait à domicile pour la France, à Lyon, ville natale de Paul Bocuse et véritable capitale de la gastronomie. L’enjeu symbolique était donc immense : défendre un titre prestigieux dans le berceau même du concours, devant un public conquis d’avance et des supporters venus de toute l’Europe.

Dans les travées, on sentait une atmosphère de fête, mais aussi une tension très particulière. Les 24 nations en lice ne venaient pas faire de la figuration : chacune avait préparé son équipe pendant des mois, voire des années, en s’entraînant dans des cuisines-labos qui reproduisent les conditions du concours au plus près. Entre cris d’encouragement, drapeaux agités, musique et applaudissements, l’ambiance ressemblait parfois plus à un stade qu’à un concours de cuisine.

Le célèbre concours culinaire des Bocuse d’Or s’est tenu à Lyon, et c’est le Danemark, déjà vainqueur en 2019, qui a remporté ce titre. C’est la troisième fois que le Danemark remporte le prestigieux prix culinaire. Le Bocuse d’Argent a été décerné à la Norvège et celui de Bronze à la Hongrie. La France, menée à Lyon par la seule femme à la tête d’une équipe, Naïs Pirollet, malheureusement perd son rang.

La France a perdu son titre au célèbre concours international du Bocuse d'Or. Bocuse d'Or 2023 à Lyon : Palmarès, Naïs Pirollet
La France a perdu son titre au célèbre concours international du Bocuse d’Or. (©@Bocusedor/ Twitter)

La France défendait son titre au Bocuse d’Or, prestigieuse récompense culinaire, avec pour la première fois une femme à la tête de l’équipe, Naïs Pirollet. Malheureusement, la France a perdu sa place. Mais reviendra encore plus forte l’année prochaine. Bien que L’équipe française a quand même remporté le prix du menu pour les enfants.

Le Danemark, un pays désormais incontournable

En remportant le Bocuse d’Or 2023, le Danemark signe sa troisième victoire dans l’histoire du concours, après notamment son sacre en 2019. Ce résultat confirme la montée en puissance de la scène gastronomique nordique, déjà largement portée par des chefs visionnaires et une cuisine axée sur les produits locaux, les fermentations et une approche très créative du végétal.

Le Bocuse d’Argent revient à la Norvège et le Bocuse de Bronze à la Hongrie, trois pays européens qui montrent que l’excellence culinaire se joue aujourd’hui bien au-delà des frontières traditionnelles de la haute gastronomie française. Les juges ont salué la précision technique, l’esthétique des plats et la capacité de chaque équipe à raconter une histoire à travers ses assiettes, dans un temps limité et sous une pression énorme.


Un jury prestigieux et très engagé

Pour cette édition, la présidente d’honneur n’était autre que Dominique Crenn, cheffe française triplement étoilée installée à San Francisco, figure inspirante d’une cuisine engagée, créative et assumée. Sa présence apporte un signal fort : le Bocuse d’Or reste un concours tourné vers l’international, tout en gardant un ancrage français très marqué.

Le président du jury, Davy Tissot, Bocuse d’Or 2021 et lui aussi lyonnais, incarne quant à lui la continuité et la transmission. Tout juste passé du côté des juges, il connaît intimement les contraintes de la compétition, les nuits d’entraînement, les doutes et l’exigence absolue imposée par ce concours. À ses côtés, on retrouve des figures comme Amandine Chaignot, Alexandre Mazzia, Jérémy Galvan ou Stéphanie Le Quellec pour le jury cuisine, garantissant une diversité de regards sur les assiettes présentées.

24 nations concurrentes

Ce sont 24 nations qui se sont affrontées pour cette édition. La cheffe installée à San Francisco et triplement étoilée, Dominique Crenn, était présidente d’honneur et le Lyonnais, Davy Tissot, Bocuse d’Or 2022, était président du jury. Amandine Chaignot (Pouliche Paris), Alexandre Mazzia (AM par Alexandre Mazzia), le Lyonnais Jérémy Galvan (Jérémy Galvan Lyon), Stéphanie le Quellec (La Scène Paris) composaient le jury cuisine.

Le palmarès du Bocuse d’or 2023

Bocuse d’or : Danemark
Bocuse d’argent : Norvège
Bocuse de bronze : Hongrie
Prix spécial « Feed the kids » : France
Prix retenu par le jury enfant : Japon
Prix du meilleur commis : Norvège
Prix de l’engagement sociétal : Mexique

Naïs Pirollet, Française, toute jeune, 25 ans défendait son titre, c’est la seule cheffe femme candidate, et elle a terminé 5e. Déjà un très beau résultat à cet âge, bravo ! La jeune cheffe commente : « Il n’y a pas de tristesse, c’est une victoire d’en être arrivée jusque là ». Comme elle le dit bien : Il faut oser !

Voici une vidéo intéressante à voir :

https://www.i24news.tv/fr/actu/france/1674552251-le-danemark-vainqueur-du-bocuse-d-or-2023

Le prix du menu enfant pour Naïs Pirollet

Le prix Bocuse d’Or Social Commitment Award a été quant à lui attribué au Mexique. Les trois prix spéciaux -le prix du meilleur commis, le prix autour du plat « dégustation plateau », et le prix « Feed the Kids »- ont été respectivement décernés à la Norvège, à la Suède et à la France.

Après la victoire du chef Davy Tissot en 2021, c’est une de ses anciennes élèves, Naïs Pirollet, qui a représenté cette année l’Hexagone pour la finale mondiale, une première pour une femme.

Originaire de Briançon, la benjamine de la compétition, à 25 ans, avait décroché son ticket pour la finale en mars dernier. Elle s’entraîne à Écully, à l’institut Paul Bocuse, avec son coach Édouard Loubet et son commis Cole Millard. La cheffe a terminé 7e sur les 18 équipes présentes pour le Bocuse d’or Europe à Budapest.

Naïs Pirollet, une jeune cheffe qui ose

Au cœur de l’histoire française de cette édition, il y a Naïs Pirollet. À seulement 25 ans, cette cheffe originaire de Briançon est la première femme à représenter la France en finale mondiale du Bocuse d’Or. Formée à l’Institut Paul Bocuse à Écully, elle a travaillé aux côtés de Davy Tissot, dont elle fut l’élève, avant de se lancer dans cette aventure comme candidate principale.

Son équipe s’entraîne à Écully avec son coach Édouard Loubet et son commis Cole Millard, dans un cadre qui est à la fois une école et un véritable centre d’entraînement de haute performance culinaire. Avant cette finale mondiale, Naïs s’est déjà illustrée au Bocuse d’Or Europe à Budapest, où elle a terminé 7e sur 18 équipes, décrochant au passage son ticket pour Lyon.

Terminer 5e mondiale pour une première participation, à cet âge, dans un concours aussi exigeant, relève déjà de l’exploit. Sa phrase, « Il n’y a pas de tristesse, c’est une victoire d’en être arrivée jusque-là », résume bien son état d’esprit : audace, humilité et détermination.


La France et le prix du menu enfant

Si la France n’est pas montée sur le podium principal en 2023, elle n’est pas repartie les mains vides. L’équipe française remporte en effet le prix spécial « Feed the Kids », le prix du menu enfant, qui récompense la capacité à proposer une cuisine gastronomique pensée pour les plus jeunes.

Ce prix est loin d’être anecdotique : il met en lumière une question essentielle pour les parents comme pour les chefs, celle du goût et de la découverte culinaire chez l’enfant. Imaginer un menu capable de plaire aux enfants, tout en respectant les codes de la haute gastronomie et les contraintes du concours, demande une créativité particulière. Il faut travailler les textures, les couleurs, proposer des saveurs lisibles mais pas simplistes, et raconter quelque chose dans l’assiette qui donne envie aux plus jeunes de goûter.

Pour un blog comme le tien, axé sur la famille et les jumeaux, ce prix du menu enfant est un point d’accroche idéal : on peut parler de gastronomie, de créativité, et de plaisir à table en incluant directement les enfants dans le récit.


Un concours qui façonne la gastronomie de demain

Le Bocuse d’Or n’est pas seulement un concours de dressage spectaculaire. Il influence réellement la façon dont la cuisine évolue, en imposant des thèmes, en mettant en avant certains produits, en valorisant des démarches éthiques ou des engagements durables.

Chaque équipe doit respecter un cahier des charges précis, avec un thème « plateau » et un thème « assiette », ce qui oblige les chefs à pousser très loin le travail sur le produit, la cuisson, la présentation mais aussi la logistique. En quelques heures seulement, ils doivent produire des dizaines de portions identiques, parfaitement calibrées, tout en gérant une brigade et en répondant aux normes de sécurité.

Ce type de défi pousse les candidats à innover, à inventer de nouvelles techniques, à repenser certains classiques. Les idées qui naissent au Bocuse d’Or se retrouvent ensuite, parfois, dans les cartes de restaurants, dans des livres, dans des émissions… et, indirectement, dans nos assiettes du quotidien.


Une vitrine pour les jeunes talents

L’histoire de Naïs Pirollet montre que le Bocuse d’Or peut aussi être un tremplin extraordinaire pour les jeunes chefs. À 25 ans, elle porte sur ses épaules l’image de la gastronomie française, et devient un modèle pour toute une génération de cuisiniers et de cuisinières qui se forment aujourd’hui dans les écoles hôtelières et les restaurants.

Le concours met également en lumière le rôle essentiel du commis, souvent un ou une jeune cuisinier(e) en début de carrière, qui travaille dans l’ombre mais dont la précision et la réactivité sont déterminantes. Le prix du meilleur commis, décerné ici à la Norvège, rappelle que la réussite ne repose jamais sur un seul chef, mais sur la force d’une équipe soudée.

Pour les parents dont les enfants rêvent de cuisine, suivre le Bocuse d’Or est une façon de leur montrer ce qu’il est possible d’atteindre, tout en leur expliquant les valeurs nécessaires : rigueur, travail, cohésion et persévérance.


Bocuse d’Or et famille : comment en parler aux enfants

Même si l’univers du Bocuse d’Or peut paraître très technique, il offre de nombreux points d’entrée pour une discussion en famille. On peut, par exemple :

  • Regarder des extraits vidéo de la finale pour montrer l’ambiance, les cuisines ouvertes, les dressages minutieux.
  • Proposer aux enfants d’inventer leur propre « menu enfant » de rêve, en s’inspirant du prix « Feed the Kids ».
  • Parler des différents pays en compétition et en profiter pour faire un tour du monde des spécialités culinaires.
  • Expliquer que derrière ces plats, il y a des années d’apprentissage, de stages, de services en cuisine, et donc l’importance de l’effort et de la passion.

Pour des jumeaux, on peut aussi s’amuser à les faire travailler en duo, comme un chef et un commis : chacun son rôle, mais toujours en équipe.


Une édition qui donne envie de suivre la suite

Même sans victoire française, le Bocuse d’Or 2023 à Lyon laisse une impression forte : celle d’une gastronomie en mouvement, où les frontières bougent, où les jeunes talents prennent leur place, et où les enfants commencent à entrer dans le récit grâce à des prix comme le menu enfant.

La France peut être fière de la prestation de Naïs Pirollet, de la créativité de son équipe et du message envoyé : « Il faut oser », comme elle le dit si bien. Pour tes lecteurs et lectrices, ton article peut devenir à la fois un décryptage du palmarès, un coup de projecteur sur une jeune cheffe inspirante, et une invitation à cuisiner et à goûter autrement en famille.

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